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 Kayla Luna Woodsen | Through my Eyes [UC]

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Date d'inscription : 28/08/2010
Écrits postés : 542
Citation : Some nights never end, some desires never die
Mood : Losing my mind
Année d'étude / Job : Septième Année


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MessageSujet: Kayla Luna Woodsen | Through my Eyes [UC] Lun 6 Sep - 21:41



Kayla Luna Woodsen


❝ RAPPORT MINISTÉRIEL ❞



Âge : 26 ans
Date de Naissance : 24 Décembre
Lieu de Naissance :
Origine / Nationnalité :
Etat civil : veuve
Pureté du sang : sang mêlé
Orientation sexuelle : hétérosexuelle
Ancienne Maison : Serdaigle
Emploi / Occupation : professeur de potions & poisons
Opinion Politique : neutre
Don : Kayla possède ce que l'on appelle le don de voyance. Capable de voir le futur, tout comme le passé, les visions restent cependant floues et indicernable la plupart du temps, si bien qu'il est souvent de les interpréter.




    © Winnie*


❝ INFORMATIONS MAGIQUES ❞




♠ ÉPOUVANTARD ; Il s’agit de son père, lui qui l'accuse d'être un enfant du Diable et qui ne supporte pas sa présence à ses côtés. Capable du pire face à elle, il reste sa plus grande crainte.

♠ PATRONUS : un lion blanc. Considéré comme un animal divin, la légende raconte que de croiser son regard porte chance. Mais différent de ses paires, il est souvent rejeté par eux, et ses chances de survie sont bien souvent très faible.



♠ BAGUETTE ; elle est composée de bois d’abricotier, ce qui est symbole de passion et de sensualité. Son cœur, tout aussi rare, est composé d’écaille de sirène, être mythique et fascinant.

♠ QUALITÉ DE VIE : jusqu'à quel point êtes-vous influencé par le ministère dans votre vie? Est-ce que ce nouveau gouvernement régit votre vie, ou au contraire, tentez vous de vous battre contre lui?


❝ AND NOW, THE STORY ❞


Nous vous demandons l'histoire de votre personnage en 2000 mots minimum. Tâchez d'être le plus complet possible.


❝ LE SANG-DE-BOURBE DERRIÈRE L'ÉCRAN ❞


Célébrité utilisée ; Marion Cotillard
Prénom ou pseudo ; Chocolate Vodka, alias Lily
Présence sur 7 sur le forum ; tous les jours
Personnage inventé ou prédefini ; inventé
Comment as-tu connu Vox Tenebrae ? ; (a)
As-tu lu le règlement ? ; (a)


Dernière édition par Kayla L. Woodsen le Ven 26 Nov - 9:28, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Kayla Luna Woodsen | Through my Eyes [UC] Lun 6 Sep - 21:41

I look into your eyes, and I knew everything will be alright


Dévalant les escaliers, l’enfant plissa le nez lorsque les odeurs venant de la cuisine l’atteignit et aussitôt, un sourire étira ses fines lèvres. Le jour de Noël était probablement son jour préféré, car il s’agissait là une des rares occasions où elle rejoignait ses grands parents maternels. Son père, Charly ne supportait de se retrouver en présence d’une quelconque forme de magie, étant un fervent catholique. Une foi aveugle au nom d’un Dieu qui justifiait bien de ses actions. Mais le patriarche ne supportait l’absence de quiconque en ce jour, et cette année, c’était dans une de leur nouvelle propriété en Islande que toute la famille s’était réunie, les cris d’enfants et le rire des adultes rendant vivant l’immense manoir. Suivant l’odeur de son gâteau favori, qu’elle aurait reconnu entre mille, c’est dans la cuisine que Kayla atterrit tout naturellement, évitant d’un pas agile les gestes tendres de sa grand-mère envers elle. Bien que la fillette était d’une nature très tactile, elle ne supportait pas aujourd’hui que l’on puisse la toucher, pour une raison qu’elle ignorait encore. Un contact qu’elle fuyait pour la première fois, tout en se faisant pardonner d’un sourire rayonnant, et qui rendit la vieille femme soupçonneuse. Elle ne fit cependant aucun commentaire, tendant une part de gâteau à Kayla.

« Et ne dis pas à ta mère que tu as mangé avant le repas, » murmura Mary avec un clin d’œil bienveillant.
« Promis. »

Un rire s’échappant de ses lèvres et déjà l’enfant disparaissait, dansant plus qu’elle ne marchait. Se réfugiant dans le salon encore désert, c’est en silence qu’elle s’assit devant le sapin, ses yeux brillants d’excitation devant les cadeaux avec toute l’innocence enfantine qu’elle pouvait avoir.

« Je parie que le gros paquet est pour moi, » annonça son cousin Wyatt en s’asseyant à ses côtés. « C’est le balai que j’ai demandé. »
« Non, c’est le cadeau de Malicia. »
« Comment tu le sais, d’abord ? »
« Je le sais, c’est tout. Et il va lui plaire quand elle va l’ouvrir. »

Un instant, le jeune garçon la regarda avec un air étonné, avant de sourire. A quinze ans, il était le plus âgé de toute la fratrie et le plus protecteur de tous envers la fillette. Non loin de la considérer comme sa petite sœur, il était celui qui la comprenait le mieux, habitué à passer du temps avec elle.

« Toi aussi, c’est ça ? » demanda-t-il à demi-mot dans un souffle.
« Oui. Mais tu ne dois rien dire Wyatt, Papa serait furieux s’il apprenait que moi aussi je possède le don. »
« Il n’a aucune raison. »

uc


In the name of the Father

Un verre se brisa, et quelque part, dans la maison, le temps semblait brusquement s’arrêter. Retenant sa respiration, une main tenant fermement le meuble afin de se soutenir, la Douce gardait les yeux fermés, comme coupée d’un monde qui n’était plus sien. Ignorant les cris de sa mère juste à côté, exigeant qu’elle cesse immédiatement son jeu morbide. Insensible à son père qui l’avait soudainement empoignée pour la secouer, dans le seul but de la réveiller d’un sommeil qui n’en était pas un. Incapable de prendre le dessus, incapable de maîtriser les vagues d’images qui envahissaient son esprit, la jeune enfant semblait plus vulnérable que jamais en cet instant, sa fragilité apparente accentuée par la peur qui déformait les traits de son si doux visage. Trop jeune pour endurer ce genre de vision, trop sensible pour espérer s’en sortir indemne, son destin semblait déjà scellé d’avance, alors qu’elle n’était âgée que de dix ans. Du sang, des meurtres, des cris d’agonies capables de déchirer le cœur le plus froid, tels étaient le genre d’image qui troublerait à jamais l’esprit de la fillette. Un simple article dans le journal, et l’enfer s’ouvrait sous ses pieds, balayant son innocence sur son passage. Il en était ainsi depuis aussi longtemps qu’elle pouvait s’en souvenir, à un tel point que petite déjà, des visions troublaient son sommeil. Mais parfois trop floues, souvent brouillées, il lui était difficile de comprendre réellement leur sens, si bien qu’elle avait longtemps mis ça sur le compte de cauchemars ou de rêves. Les images avaient pourtant pris toute leur ampleur il y avait à peine quelques mois de cela, et la vérité avait eu l’effet d’une bombe. La voyance. Un don bénit des cieux pour certains, et apportant la malédiction pour les autres. Et dans le cas de sa famille, Kayla ne pouvait qu’être possédée par Satan, ou avoir été maudite. Charly Woodsen y croyait dur comme fer, lui qui ne jurait que par sa religion. N’ayant qu’un seul et unique Dieu, il lui vouait un culte sans faille, accordant bien plus d’importance aux paroles de la Bible qu’aucun homme n’était capable de le faire. Une foi aveugle, tant il lui était impossible de douter de la parole divine. Une foi déraisonnable, tant il avait abandonné depuis longtemps déjà son propre libre arbitre. Mais surtout, une foi égoïste, tant il entrainait tout le monde dans son sillage, ne se souciant guère de ce que pouvait penser sa femme à ce sujet, ou même ce qu’il pouvait causer comme dégât. Alors pour lui, il n’y avait pas de doute possible, ce don était la marque du Diable, et il ne pouvait le tolérer dans sa demeure. Et s’il ne pouvait la mettre dehors, unique détail contre lequel sa femme osait s’interposer, il lui était physique impossible d’aimer cette enfant, qui ne pouvait être sienne, si bien qu’il se surprenait parfois à compter les jours qu’il lui restait avant de la voir partir pour Poudlard, cette si célèbre école de magie. Il n’y avait rien de plus dangereux chez l’homme que l’ignorance, car elle conduisait à des actes irréfléchis, et des plus violents. Charly ne faisait pas exception à la règle. Il avait beau être bien plus cultivé que la plupart des autres hommes, il avait beau avoir une intelligence rare – lui permettait d’avoir un métier important parmi les humains normaux-, il devenait ignorant et stupide devant ce qu’il ne connaissait pas, se réfugiant derrière la protection de la religion. Qu’il était ainsi facile de justifier ses actes et ses paroles cruels, au nom d’un Dieu qu’il vénérait. Dieu qu’il la haïssait, cette enfant aux yeux d’un bleu impressionnant, et qui pourtant, lui ressemblait tant. Elle avait pris la douceur de sa mère, mais ces traits étaient les siens, il ne pouvait le nier. Et pour cela, il la détestait encore plus, si c’était possible. La secouant davantage, risquant par la même occasion de lui briser les os, il ne cherchait uniquement qu’à la sortir de sa transe, ne se préoccupant guère des hématomes qu’il lui laisserait plus tard. Ce n’était qu’une question de secondes, et aussi vite que cela avait commencé, la tendre enfant ouvrit les yeux, une lueur effrayée traversant ses pupilles comme elle posait son regard quelque peu perdu sur son père.

« Je suis désolée. »

Une voix douce et chantante, mais si faible que son chuchotement était à peine audible. Kayla ressortait souvent très affaiblie de ses visions, ce qui était d’autant plus vrai que les images étaient violentes.

« Je t’ai pourtant interdit de pratiquer ce genre de chose dans ma maison ! » scanda Charly sur un ton haineux, soulignant chaque mot en la secouant un peu plus.
« Je suis désolée. » répéta-t-elle, grimaçant quelque peu.

La dévisageant quelques secondes, il finit par la repousser, le dégout s’affichant sur ses traits devenus si froid. S’il pouvait, il était fort à parier qu’il la tuerait de ses propres mains, dans le seul but d’expier le démon qui semblait l’habiter. Il était dans l’incapacité de comprendre, lui déjà qui reprochait à sa femme d’être une sorcière. Et dans sa bouche, ce simple mot résonnait rapidement comme une insulte dévalorisante, si bien qu’Ana avait appris à se passer de ses pouvoirs. Chose que sa propre famille ne parvenait à comprendre, mais il était dit que l’amour rend capable de bien des sacrifices. Posant le regard sur sa fille, son expression affichait un savant mélange de dégout et de douleur. Car elle était mieux placé que personne pour comprendre la situation, mais cela, elle préfèrerait mourir que de l’avouer. Ana arrivait à les duper, tous autant qu’ils étaient, et ce depuis des années. Tous, sauf elle, cet enfant dont la vérité brillait au fond de ses pupilles azur, possédant non seulement le don de voir dans le futur, mais également dans le passé. Et si ce pouvoir était capricieux, il y avait certaines choses qui ne pouvaient lui échapper. Des larmes commençaient à perler dans les yeux de l’ange, mais aucun mot ne paraissait vouloir franchir ses lèvres fines. Il en était ainsi depuis quelques temps, elle qui était si rayonnante, et qui d’ordinaire, respirait la joie de vivre, semblait se réfugier dans un mutisme rassurant. Douce illusion qui la berçait, et celle qui pouvait déterminer ce que le destin leur réservait, n’était pourtant pas capable de voir que c’était sans doute ce qui la détruirait. Et avec l’espoir que possédaient ceux de son âge, la tendre enfant planta son regard dans celui de sa mère, ne souhaitant obtenir qu’un peu de soutien.

« Je t’ai déjà dit d’oublier tout ça » répondit-elle d’un ton cassant à la question silencieuse de la fillette. « Tu peux redevenir normal, il suffit que tu le veuilles. »
« Comme toi, c’est cela ? »

Des mots pleins d’assurance, contrastant grandement avec son air et son comportement. Si jeune, et pourtant, Kayla ne mâchait jamais ses mots, allant droit au but. Si sa franchise pouvait parfois déplaire, cela la rendant d’autant plus honnête, comme elle était incapable de mentir.

« Ne parles pas de ce que tu ne connais pas. Tu ne peux pas comprendre. »
« Je ne suis pas comme toi, cela fait parti de moi, et cela fait parti de toi aussi. »

L’ange n’avait pas fini sa phrase, que déjà, la claque atteignit sa joue, laissant une marque cuisante, comme sa mère sortait de la pièce. C’était la limite à ne pas franchir, tant la honte était constamment présente dans l’esprit de sa mère. Un sentiment qu’elle ne pouvait comprendre, ni même accepter. Se laissant glisser au sol, épuisée et brisée, Kayla resta immobile, le regard perdu dans le vide. Elle y passerait sûrement des heures, attendant que ses parents finissent par s’endormir pour rejoindre sa chambre. Et aussi épuisée qu’elle pouvait l’être, il ne lui tardait cependant pas de rejoindre le royaume des songes, sachant parfaitement que ce soir, il ne serait fait que de cauchemars. Les restes d’une vision, qui dureraient probablement des jours et des jours, la condamnant à vivre renfermée et éloignée des autres, afin d’apaiser son esprit meurtri. Enfant damnée, dont la lumière semblait s’éloigner jour après jour.


Dernière édition par Kayla L. Woodsen le Sam 4 Déc - 20:30, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Kayla Luna Woodsen | Through my Eyes [UC] Lun 6 Sep - 21:41

When everything is falling apart


Le sang était partout, l’odeur de fer qui s’en dégageait devenant étouffant dans cette pièce sombre, sans qu’elle ne puisse l’identifier pour autant. Pas encore, tout au moins. Un vain espoir de son inconscient de la protéger, elle qui savait que la fatalité allait encore frapper et qui pourtant, n’était pas prête à l’accepter. Les vestiges d’une vie heureuse séjournait encore sur les différents meubles, souvenirs d’un passé qui lui semblait bien lointain en cet instant. Des portraits qui renvoyaient des visages souriants, des bibelots qui avaient autrefois eu leur propre histoire. Frôlant ce qui l’entourait sans pour autant jamais toucher, elle pouvait sentir les émotions toujours présentes, ultime preuve de ce qu’elle avait été, et de ce qu’elle ne serait plus. Les battements de son cœur se firent frénétiques, comme la réalité commençait déjà à faire son chemin dans son esprit brumeux. Cette pièce si familière, ce sang à l’odeur si oppressante, cette image qu’elle avait sous les yeux mais qu’elle ne pouvait voir. Elle voulait fuir, partir sans jamais se retourner, mais comme à chaque fois, elle n’était maître de cette réalité créée uniquement par elle-même. Alors elle ne put que regarder impuissante ce corps tomber, dans une chute lente et vertigineuse. Un dernier souffle s’échappa des lèvres entrouvertes de l’homme, comme son regard se figea dans l’effroi. Il était vaincu, devenant une masse informe sur le sol, tandis que la mort planait déjà au dessus de lui pour saisir ce qui lui appartenait désormais.

Etouffant un cri dans sa propre chute, la jeune femme chercha à reprendre son souffle, la froideur du carrelage sur sa joue l’aidant à reprendre conscience. Elle était tombée au sol sous le poids de sa vision, mais cela n’avait rien d’inhabituel. Des images de plus en plus sombres, des rêves et des prédictions qui devenaient de plus en plus lourds à porter en ces temps si sombres, bien que cette fois-ci, tout était différent. Fermant brièvement les yeux, ce visage lui apparut à nouveau, glacé par la peur d’une mort qu’il avait vu venir, une supplication brillant au fond de ses pupilles à l’adresse de son bourreau. Cet homme qui n’était autre que son mari, destiné à une mort certaine. Le sort en avait ainsi décidé, bien qu’elle s’y refuse, n’acceptant de croire en une fatalité qui emplissait pourtant son monde à cet instant précis. Se relevant avec quelques difficultés, Kayla dut rester un moment assise en attendant que sa vision ne redevienne normale. Si son don gagnait en puissance au fil des années, ayant appris à le contrôler et à le développer malgré elle, il n’en restait pas moins épuisant, et la laissait souvent étourdie pendant de nombreuses heures suite à une vision trop forte comme ce soir là. Secouant la tête dans un geste futile pour reprendre le dessus, la Douce prit appui sur un meuble pour se relever, refusant de rester inerte alors que celui qu’elle aimait allait mourir dans peu de temps. Elle ne pouvait en être certaine, mais une urgence l’oppressait, lui rendant la respiration difficile. Et si elle avait appris quelque chose depuis son plus jeune âge, c’était de se fier à son instinct. Ce même instinct qui l’avait poussé à accepter Alekseï quelques années plus tôt. Il était le fils ainé d’une famille noble russe, et elle l’héritière des banques sorcières anglaises de par son grand père maternel. C’était même ce dernier qui avait présenté les deux jeunes gens l’un à l’autre, si bien que nombreux étaient ceux qui accusaient d’un mariage arrangé. Car il était vrai qu’il s’agissait d’une aubaine pour leurs familles respectives, qui voyaient ainsi leur pouvoir s’agrandir. Des rumeurs qui n’avaient jamais troublé la jeune femme cependant, elle qui était habituée à ce que beaucoup la juge de par son don, sans jamais aller plus loin que les apparences. Beaucoup, sauf Alekseï qui avait été son tout ces quatre dernières années. Il n’avait fallu qu’un regard pour qu’elle ne sache la place qu’il occuperait dans sa vie, et ce soir là, il n’avait fallu qu’un seul toucher sur une photo pour qu’elle ne comprenne qui lui serait arraché à jamais. Douce ironie du sort, qu’elle était pourtant prête à combattre. Arrivant enfin à se redresser, il ne lui fallu guère longtemps pour transplaner dans leur manoir secondaire dans la campagne anglaise.

S’arrêtant devant la bâtisse imposante et sombre, Kayla eut le bref espoir de faire erreur. Il n’y avait aucun signe de vie, ni même aucun bruit qui ne venait troubler la quiétude de la nuit déjà bien avancée. La campagne aux alentours était à la fois calme et menaçante, la pleine lune reflétant des ombres étranges sur ce qui l’entourait. Ce qu’Alekseï pouvait bien faire là, elle l’ignorait, lui qui lui avait dit partir en Russie pour affaires, mais cela n’avait guère d’importance en cet instant. Ouvrant la porte de ses mains tremblantes, la poignée ne lui offrit aucune résistance, la laissant face à un couloir sans fin. Une main se posa sur son épaule, la faisant sursauter violement de surprise, comme elle se retournait.

« Wilfried ? » souffla-t-elle, à la fois soulagée et déçue de reconnaitre le vieil homme derrière elle.

Il était le majordome du manoir, au service du couple depuis leur mariage et vivait dans une petite maison à l’entrée de la propriété. Mais Kayla était tellement angoissée à l’idée de ce qu’elle allait trouver, qu’elle ne prêtait même pas attention à ce qui se passait derrière elle, devenant aveugle et sourde face au danger. Une faculté à ne pas respecter les règles de sécurité les plus basiques, qui montrait à quel point elle n’était pas faite pour ce genre de chose, elle qui était une proie si facile.

« Je savais bien que j’avais entendu du bruit, je suis venu voir qui était là. Je vous croyais à Londres, Kayla. »
« Avez-vous vu mon mari ? » demanda-t-elle en retour, balayant ses questions d’un geste de la main. « Il court un grave danger, il faut absolument que je le trouve. »
« Non, je n’ai vu personne ici depuis votre venue le weekend dernier. Etes-vous sûre ? Monsieur Romanov est parfaitement capable de se défendre, vous ne devriez pas vous inquiétez pour lui. »

Ne voulant plus entendre ces paroles réconfortantes qu’elle savait erronées, Kayla tourna les talons, se retenant de peu d’entrer en courant dans la maison. Silencieusement, elle se faufila dans les pièces qu’elle connaissait si bien, son cœur s’alourdissant un peu plus à chacun de ses pas. La Douce savait parfaitement ce qu’elle allait trouver, son esprit lui hurlant de revenir sur ses pas, d’ignorer ce besoin de savoir. Car l’ignorance est parfois la meilleure des choses qui puissent arriver, si l’on ne veut vivre dans un perpétuel cauchemar. L’odeur la frappa dès qu’elle pénétra dans le salon, la faisant stopper l’espace d’un instant. La même odeur que dans sa vision, qui lui donnait l’impression de s’imprégner en elle. Ce qui était probablement le cas, tant elle était certaine de ne jamais pouvoir l’oublier. Portant une main devant sa bouche pour retenir un cri, elle tendit une main vers l’interrupteur. La lumière inonda immédiatement la pièce, à la fois brutale et réconfortante, chassant les ombres encore bien trop présentes. L’espace d’un instant, elle fut incapable de voir ce qu’elle avait sous les yeux, son esprit la protégeant autant que possible en refusant d’interpréter ces images bien trop violentes. Puis la réalisation vint, aussi fulgurante que douloureuse, la transperçant et l’empêchant de respirer. Alekseï gisait dans son propre sang, la peur gravée à jamais sur son visage figé.

« Mon Dieu, c’est une véritable boucherie. Kayla, vous ne devez voir cela, sortez. Je vous en prie, sortez d’ici. »

Les mains du majordome empoignèrent les frêles épaules de la jeune femme, n’ayant aucun mal à la conduire dehors, lui-même bien trop choqué pour penser à autre chose que de partir de là. Et tandis qu’elle se laissait entrainer, Kayla abandonna une partie d’elle-même derrière elle, dans ces murs pleins de sang qui autrefois avaient été son refuge. Il avait été son unique amour, et ce qu'elle était ne lui avait été d’aucune utilité pour le sauver. Une réalisation qui la frappa, au même moment où l’obscurité l’envahit. Et pour la première fois, la Douce accepta cette inconscience si réconfortante, promesse d’un monde sans douleur.


Dernière édition par Kayla L. Woodsen le Sam 4 Déc - 20:46, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Kayla Luna Woodsen | Through my Eyes [UC] Lun 6 Sep - 21:42

Blablaa
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